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RECITS DE MES VOYAGES EN ASIE DEPUIS 2002

ANNEE 2002: THAILANDE - LAOS - CAMBODGE

ANNEE 2002

Thaïland - Laos - Cambodge

THAÏLANDE

 Vol Nice / Bangkok.

Nous sommes le 23 Février 2002, it is 6.50 p.m., mon avion de la compagnie SAS décolle enfin. Après un modeste repas servi à board, composé d’une cuisse de poulet et d’une omelette (certainement mon dernier repas continental), l’avion atterrit à Copenhague. En attendant l’envol du long courrier pour Bangkok, je flâne pendant plus de quatre heures dans les galeries de l’aéroport. Le vol est annoncé, je m’empresse de regagner la porte B 32. Avant que le sommeil ne me gagne j’entreprends quelques mots fléchés, écoute de la musique puis regarde Harry Potter. Le film terminé, consulte the information on the situation de mon vol. L’avion survole Varsovie puis la mer noire, l’altitude est de 9000 mètres, la vitesse de 900 km / h et la temperature extérieure entre -48 to -60 ° C. Je plonge rapidement dans un profond sommeil pour me réveiller quelques heures plus tard à l’à-pic de Téhéran. L’avion poursuit sur Kaboul, Karachi, Delhi, Calcutta, et entame sa longue descente sur Bangkok.

Mon arrivée à Bangkok.

15 h 15 heure locale (10 h 15 in France). Après avoir accompli les diverses formalités de rigueur et traversé les multiple couloirs de l’aéroport Don Muang, j’arrive dans le grand hall où m’attend Alain.   Alain, c’est mon copain grassois qui vit depuis plus de 17 ans en Thaïlande au Nord-Est de Bangkok. J’ai droit à un accueil chaleureux et sans plus attendre nous allons récupérer mes valises et quittons l’aéroport pour nous rendre au parking. Il faut maintenant que je m’acclimate. Le soleil plombe sur Bangkok, il fait 39 ° C. Une fois dans la fourgonnette climatisée Alain me conduit au quartier Sukunvit. C’est l’enfer! Une activité à couper le souffle et une vie trépidante règnent sur la capitale Thaïlandaise. Cette activité est partagée par plus de dix millions d'habitants qui vivent au milieu d'un vacarme infernal ponctué de grondements de moteurs de coups de klaxons, d'un enchevêtrement de véhicules de tous genres, toutes tailles, toutes couleurs, et un déferlement de tuk-tuk, de motos et de songthaews. je suis impressionné par ces policiers et ces chauffeurs de taxi, qui pour échapper à l’agression du monoxyde de carbone portent des masques de tissu blanc fixés sur le bas du visage, tenus par deux élastiques. Une heure de route separate l’aéroport Don Muang and the quartier Sukunvit où je dois m’installer. En Thaïlande on roule à gauche mais le plus souvent au milieu. Bonjour la circulation! C’est à la vitesse moyenne de 25 at 30 km / h que nous pénétrons dans la capitale et nous y resterons jusqu’à notre arrivée à l’hôtel “Royal Benja”. L’hôtel est un gratte-ciel de 38 étages, il se situe au soi (rue) N ° 7, près de la station de metro «Nana». A peine arrivé, un groom se précipite vers moi et s’empare de mes bagages avec mille courbettes. Je me présente à la reception pour l’affectation de ma chambre. C’est la chamber 3413, au 34 éme étage, une véritable suite de 45 mètres carrés avec deux pièces, trois lits et une salle de bain de 18 m2. Pas de répit, après un bien agréable bain et un break de trente minutes je repars avec Alain au siège de Aromaflor, sa société de compositions aromatiques, Address: Aromaflor, 943 Rama IX road, Kwang Suan Luang, Bangkok.

Bangkok: la rue - les transports.

Se jeter seul dans les rues de Bangkok est une épreuve, il faut se familiariser avec les gens, les enseignes, l’écriture Thaï et la langue aux multiple intonations et aux accents aiguës très prononcés. Bien que le quartier Sukunvit ne reflète pas le vrai visage de la Thaïlande, quelques conseils me sont bénéfiques pour ne pas me laisser tenter de nuit comme de jour par les mœurs pratiquées dans cette ville. Le quartier est un gigantesque marché avec un nombre indescriptible de boutiques et d’échoppes de tous genres: souvenirs, gadgets, pièces d’art douteuses, contrefaçons ........ Des restaurants, en veux tu? En voilà! of fixes, of outpatients, mais aussi des boites de nuit, of bars à nanas et à entraîneuses. Vite! Une bière “Singha” in un gogo girls bar entouré de ravissantes créatures souriantes aux yeux noir en amandes, à la chevelure longue et noire et à la peau lisse comme de la soie. Après cette hold nous poursuivons sur Mooban Seri, là où habite Alain. La route est encore longue et durant le trajet Alain a le temps de me thunder quelques conseils sur les moyens de déplacements dans l’infernale métropole. Le taxi est le meilleur moyen de transport à Bangkok, après 35 bahts (0.80 euros) de prize en charge, c’est le compteur qui fait le prix. Tous les taxis sont climatisés et c’est fort agréable dans les embouteillages. Sinon, il y a les bus urbains qui permettent de relier tous les points de la ville pour une poignée de bahts (monnaie locale), mais ce sont de véritables saunas ambulants, excepté les bus gouvernementaux de couleur orange qui sont excessivement climatisés. Et puis il ya les tuk-tuk à n'utiliser que si l'on est pressé, ils se faufilent de partout à travers la circulation dense, mais ils pratiquent souvent des tarifs à la tête du client selon les heures ou les quartiers à desservir . Les tuk-tuk vont très vite et ne se contentent que de deux personnes. Souvent, ils sont beaucoup plus remplis de marchandises various que de passagers. Il y a aussi les Songthaews, of the sort de minibus sans vitres qui peuvent transporter jusqu’à douze personnes entassées. Le prix d’une course est dérisoire mais il est difficile de connaître leur réseau. The “Sky train” is a magnifique métro aérien modern qui ne dessert que très peu de destinations, il a la réputation d’être très cher pour les thaïlandais. Bangkok est construite sur des marécages et le meilleur moyen pour se déplacer dans le cœur de la ville est le bateau ou les pirogues longues queues à moteur. Le vieux Bangkok, “Thonburi” est truffé de “klongs” (canaux) qui permettent de s’infiltrer de partout. Bangkok is traversée par la rivière “Chao Praya”, où de nombreux bateaux-bus fromt de port en port pour desservir un bon nombre de hauts lieux touristiques.

Ma première soirée chez Alain.

Arrivé à Aromaflor je fais la connaissance de Tim, le sympathique et souriant employé d ’Alain. Nous regagnons la maison d’Alain qui est située dans un quartier calme de la ville loin du trafic dans un petit oasis, tout près du stade olympique, address: Mooban Seri, Bankapi, 11 soi 7. La villa d ’Alain est immense, elle est entourée d’un agréable jardin exotique qui dégage une senteur d’herbe humide. A.lain me présente Puk son épouse, ses deux enfants et le personnel féminin. Une bonne a la charge de l’entretien et une nounou s’occupe des enfants. Il y a aussi un invité, Philippe Collet, un parfumeur qui travaille à Grasse chez expression parfumée, il est en voyage d’affaires à Bangkok. Après quelques pastis nous passons à table pour déguster de la viande au curry, des nouilles thaï frites and Thom Yam Kaï et du riz thaï accompagné de légumes variés de cacahuètes et de crevettes. Tous ces petits plats sont très relevés et ont un goût de citronnelle de gingembre et de bergamote. Pour accompagner ces bons petits plats Alain ouvre une bouteille de bordeaux. Il est 21 heures, les moustiques passent à l’attaque, quatre puissants ventilateurs chassent ces désagréables bestioles (les moustiques n’aiment pas le vent!). Il fait encore 33 ° C, nous traînons jusqu’à 2 heures du matin puis un taxi vient nous chercher. Philippe et moi même regagnons nos hôtels respectifs. Demain ce sera ma première journée lâché tout seul in Bangkok.

Les orchidées - Rencontre de Rattana.

Ma première nuit au “Royal Benja” m’a été fort réparatrice. Après un petit déjeuner moitié thaï moitié européen, me voila parti pour la découverte de la ville. Je commande un taxi qui me dépose sans mon consentement chez un tailleur de costumes puis dans la plus grande fabrique de bijoux de Bangkok. Arrêt intéressé, car le chauffeur qui y conduit des clients potentials reçoit un pourboire et des bons d’essence. Ces arrêts imprévus, imposés et sans intérêt m’ont fait perdre beaucoup de temps. Je me fais alors déposer et poursuis à pied pour tenter maintenant d’atteindre la rivière Chao Phraya qui traverse Bangkok du nord au sud. La Chao Phraya sera mon point de départ et mon repère pour visiter les curiosités du vieux Bangkok. In tous les petits ports qui jalonnent la rivière je trouve des échoppes qui sont très animées de l’aube jusqu’au soir très tard. Je traverse le gigantesque pont Rama VII qui enjambe la Chao Praya et me retrouve sur l’autre rive où se trouve le grand marché aux fleurs, le plus grand de Bangkok. Stupéfaction! Les orchidées sont déchargées à la fourche, il y en a des tonnes de toutes les formes et de toutes les couleurs, une merveille! Des femmes devant leurs étalages utilisent des immortelles et des boutons de jasmin pour confectionner des colliers, des gerbes, des couronnes, et des bracelets destinés à être remis à Bouddha en guise d’offrandes. L'orchidée est la fleur emblème de la compagnie aérienne Thaï Airway. Il a fallut attendre le 19ème siècle pour comprendre qu’il ne fallait pas mettre les orchidées en pots car leurs racines ont besoin de lumière solaire, de chaleur et d’humidité. C’est dans les années soixante qu’un français a découvert le micro-bouturage et par conséquent leur multiplication. The existence of 3000 different orchids. En quittant le marché, je ne sais plus où je me trouve. Après plus d’une heure dans ce labyrinthe, impossible de me remettre sur le bon chemin. Comment aller au temple du bouddha couché? Je tour en rond et me retrouve à l’endroit même où je suis déjà passé plusieurs fois. Je suis bel et bien perdu! J’interpelle un jeune thaï qui ne connaît pas un mot d’anglais et tente de comprendre où se trouve le fameux temple, mais c’est en vain! Que faire? J’avance de quelques mètres et rencontre une ravissante piétonne à la fine silhouette et au sourire étincelant. Elle parle l’anglais et connaît très bien Bangkok. Je viens de tirer le gros lot! C’est Rattana, mon joker! Elle m’attrape par le poignet et m’entraine hors de ce coin que je commençais à maudire. Je suis maintenant rassuré et prends le temps de contempler les magnifiques portes d'accès au temple mais aussi la belle silhouette de Rattana. Elle me conduit au Wat Pho, le fameux temple du bouddha couché. L’entrée est payante pour les touristes mais gratuite pour les thaïlandais. Nous déposons nos chaussures pour pénétrer dans l’enceinte. Sublime!

 Le temple Wat Pho.

Le Wat Pho a été édifié par le roi Rama 1er au XVIII ème siècle, c’est le plus vieux et le plus grand temple de Bangkok. On y rencontre beaucoup de bonzes pratiquant la meditation et des diseurs de bonne aventure. A l’entrée du temple il a deux gigantesques personnages de pierre coiffés d’un haut de forme coloré. A l'intérieur du temple un immense bouddha couché de 45 mètres de long et de 15 mètres de haut est recouvert d'une fine pellicule d'or, ses pieds sont incrustés de nacre, sa position couchée est celle qui précède l'atteinte du nirvana, point de liberation du cycle des reincarnations. Au fond de l’enceinte je me rends à l’école des massages traditionnels où des étudiantes se font la main. La séance dure trois quarts d’heure à l’aide de deux herbes différentes et coûte 180 bahts (4 euros). A l’issue you massage je retrouve Rattana et la conduis au fond du jardin exotique très ombragé où se trouve un petit kiosque à boissons. Nous faisons une longue pause, le temps de nous désaltérer et de faire plus ample connaissance. Dès lors, je suis pris en main et je peux ranger mon plan de Bangkok. Je fais maintenant entièrement confiance à ma guide. Elle a 41 ans et possède un commerce dans la galerie marchande de la grande surface “Carrefour” or elle vend des vêtements féminins et emploie une vendeuse de confiance. Elle a beaucoup de liberté. Il fait très chaud cet après midi, de grosses gouttes de transpiration coulent sur mon visage, Rattana plonge sa main dans son sac et en sort un mouchoir en paper avec lequel elle m’essuie le front, elle est vraiment trop attentionnée! La journée n’est pas terminée, nous nous dirigeons vers le Wat Phra Kaeo et le grand palais, qui sont deux autres merveilles de Bangkok.

Le temple Wat Phra Kaeo.

Le Wat Phra Kaeo et le grand palais sont un ensemble construit sous Rama IV en 1867 pour fêter le centième anniversaire de la dynastie Chakri (dynasty fondée par le Roi Rama I, premier Roi de Thaïlande). L’enceinte du grand palais couvre 220 hectares, dont le temple Wat Phra Kaeo, temple bouddhique le plus fabuleux de Thaïlande édifié pour accueillir le bouddha d’émeraude. L’ensemble architectural est une envolée de toitures multicolores, de Chedî (tombes) scintillantes et de sculptures mythologiques. Les styles se mélangent, tout est en vrac. On y trouve des monuments divers: statues de gardiens colossales, bibliothèque, Panthéon royal, de nombreux pavillons et la salle du bouddha d’émeraude. Le bouddha d’émeraude est en jade verdâtre, et il est un peu ce que la vierge est pour Lourdes. Le bouddha est dans la position de méditation, assis les jambes repliées. Il est placé en haut d’un piédestal à dix mètres du sol et ne mesure que 75 centimeters, il est très coquet! L’autel sur lequel il est érigé est en bois incrusté d’or et les portes en nacre. The belles fresques retracent la vie de Bouddha où les trois mondes y sont évoqués: celui du désir, celui de la forme et celui de l’absence de forme. Mon caméscope chauffe! C’est tellement beau!

 Les barges royales.

La journée qui avait très mal démarrée est devenue paradisiaque. Nous n’allons cependant pas traverser tout Bangkok aujourd’hui. Rattana sait maintenant que je ne suis pas dans son pays pour quelques jours mais que mon séjour en Asie durera longtemps, d’autant que j’ai encore énormément à faire au nord du pays, au Laos et au Cambodge. Il est grand temps maintenant d’aller déjeuner, j’invite Rattana in un petit restaurant de quartier où nous continuons à faire encore mieux connaissance. Bon! Cet après midi nous partons visiter le musée des barges royales, le musée est ancré sur les rives de la Chao Praya, il est construit sur pilotis sur le Khlong (canal) «Bangkok Noï». C’est un immense hangar qui abrite huit barges monstrueuses parfaitement décorées et sculptées. Ces barges servent à véhiculer la famille royale lors des grandes réceptions et des fêtes de la cour. La plus ancienne barge mesure 43 meters de long et compte 54 places assises pour les rameurs. Mon portable se met à sonner, je suis très surpris, tiens! C’est Luc, un copain qui m’appelle de France, il ne sait pas que je suis parti et m’invite à une soirée à Auribeau. Ce sera pour une prochaine fois!

 Le temple de l’aube.

Sur l’autre rive de la Chao Praya se trouve le majestueux Wat Arun, ou “temple de l’aube”. Arun provient du nom de "Aruna" la déesse indienne de l’aurore. Le temple a été édifié au XIX ème siècle par Rama II et III, il est situé à Thonburi, autrefois capitale du pays. Le Prang (la tour) principal au center de l’édifice est haut de 86 mètres, il est entièrement recouvert de morceaux de mosaïques cassées et ressemble à un immense patchwork. Pour admirer Bangkok de très haut et tirer quelques photos aériennes je grimpe les marches raides du prang. Rattana qui a la trouille m’attends à la reception. Après huit kilometers de marche in Bangkok, Rattana décide de m’accompagner jusqu’à l’hôtel “Royal Benja”. Un bon bain et une heure de relaxation sont bienvenus avant de rejoindre le piano bar pour y prendre un cocktail bien mérité. Nous décidons d’aller dans dans un restaurant coréen de Sukunvit près du marché de nuit.Excellent menu composé de mets délicats mais particulièrement relevantés. Dommage!Rattana regagne alors Bang Bua Thong au north-east de Bangkok proche de Nonthaburi. Quand à moi, pour me remettre de cette belle journée, je m’en vais passer deux heures dans une boutique Internet pour y créer an address e-mail and envoyer with premiers messages in France. Voici mon address électronique: [email protected] Il est 1 h 30 du matin, il y a encore beaucoup de monde dans les rues et il fait 33 ° C. Je rentre siroter une dernière “Singha“ et gros dodo.

Le marché flottant de Damoens Saduak.

Urgent! Urgent! Il est 7 heures, un monstrueux petit déjeuner m’attend, un véritable repas avec toutes les specialités de tous les pays du monde. Je suis le seul européen au milieu de Thaïlandais, Japonais, Chinois, Coréens, Néo Zélandais and Australia. Une fois rassasié je me dirige à la reception pour y déposer les clefs, et qui vois-je? Rattana ! Elle s’est levée très tôt pour venir de Bang Bua Thong jusqu’ici à Sukunvit. Elle avait dans la tête de me faire découvrir son merveilleux pays mais peut être alsi de mieux me découvrir. Nous embarquons pour Damoens Saduak, avec elle il me sera plus facile de m’y rendre car ce n’est pas la porte à coté. Damoens Saduak se situe à cent kilometers à l’ouest de Bangkok. Cette petite ville est réputée pour son gigantesque marché flottant qui est unique in Thaïlande mais très fréquenté par les touristes. Le détour en vaut cependant la peine. Ici toutes les vendeuses sont coiffées du traditionnel chapeau de bambou tressé semi conique, elles sont assises au fond de leurs barques et vendent toutes les denrées possibles, en général des fruits et des légumes d’une fraîcheur exceptionnelle. Beaucoup de ces petites embarcations sont équipées de barbecues, de mini grills ou de fours, ainsi on peut manger de barque à barque à tout moment de la journée. Je m’arrête sur un ponton pour louer une barque équipée d’un moteur et négocie avec le batelier qui aura pour charge de nous balader sur les khlongs toute la matinée en amoureux comme à Venise. Quel cadre merveilleux! Les mains se tendent d’une barque à l’autre, c’est un éternel échange de fruits, de poissons séchés, de boissons diverse. Rattana connaît bien le coin et demande au batelier de nous promener loin des canaux battus. Nous pénétrons dans des lieux moins fréquentés, le batelier coupe le moteur et continue à la rame, la barque avance tout doucement, ainsi il est plus facile de filmer, de s’arrêter plus souvent et de se rapprocher de la population. Les maisons de bois sur pilotis sont ravissantes et toutes décorées de pots de fleurs de toutes les couleurs. C’est presque authentique, des femmes puissent de l’eau pour faire la vaisselle, d’autres lavent leur linge à même le canal. Autour d’elles, les enfants se baignent et les plus vieux enfoncés dans de minuscules barques, pêchent. C’est sublime!

Rose Garden.

Nous quittons Damoens Saduak vers 14 heures et décidons d'aller à "Rose Garden". Rose Garden est un grand parc d’attractions avec d’innombrables boutiques, un superbe petit lac et un amphithéâtre couvert dans lequel on peut assister deux fois par jour à un spectacle folklorique typiquement thaïlandais. Le spectacle auquel nous assistons est agrémenté de théâtre classique, de défilés, de jeux d'address, de boxe Thaï, de reconstitutions de scènes de vie locale, de combats au sabre et de danses folkloriques, dont la danse des ombrelles et la danse des events. Non loin de l’amphithéâtre nous allons nous promener dans le célèbre jardin des roses pour all voir l’atelier de peinture sur ombrelles. Avant de quitter Rose Garden nous allons faire un dernier tour à la fosse aux éléphants où les pachydermes offrent un spectacle de travaux des champs insolite mais pas vraiment passionnant! A l’issue de cette journée chargée en émotions c’est un taxi qui nous ramène à Bangkok. Ce soir Rattana ne rentrera pas chez elle car je lui offre l’hospitalité, elle s’installera avec moi au Royal Benja. Après une sieste et quelques massages nous revoilà sur pieds pour rejoindre le piano bar. In front of the station of the metro "Nana", se trouve le restaurant français où l’on peut manager du foie gras, il est fermé aujourd’hui. Nous changeons alors totalement d’idée et finissons dans un restaurant égyptien pour y déguster des pigeons et du blé. Après ce bon repas, un dodo bien mérité vient à point.

La maison de Jim Thompson.

Par ce beau matin de février nous nous rendons à la maison de Jim Thompson en empruntant un taxi, un tuk-tuk et le Sky Train. L’entrée est payante, 100 Bahts (2 euros). Il s'agit d’une des dernières véritable maison thaïlandaise en teck, implantée au center de Bangkok on board d’un khlong dans un merveilleux jardin exotique luxuriant. Jim Thompson était un ancien agent de la C.I.A reconverti pour relancer le marché de la soie. Il disparut mystérieusement un beau jour de 1967 in Malaisie. Très louche! Dans cette maison j’apprécie particulièrement la succession de pièces toutes différentes les unes des autres, décorées d’objets d’art de pur style thaïlandais: vaisselles, sculptures, porcelaines, bouddhas de bois ou de jade. Alors qu’une étudiante thaïlandaise nous raconte en anglais l’histoire du site, elle s’écroule et tombe subitement dans les fries. The ventilateurs s’activent, une dame sort de son sac la pommade magique “tiger balm” et lui masse les tempes. Mais pas de miracle, il faut alerter le Samu local. Chose faite, nous continuons la visite sans guide!

Le palais Suam Pakard.

Après la maison de Jim Thompson c’est à Suam Pakard Palace que nous nous rendons, plus exactement à la maison du gouverneur, 100 Bahts la visite (2 euros). Au fond d’un immense parc avec des parterres de nénuphars se trouve un ensemble de six maisons traditionnelles en bois, reliées entre elles par des passerelles de teck. Elles appartiennent à la princesse Chumbhot, femme d'affaires et collectionneuse de pièces d'art. Chacune des pièces de ces maisons renferment des objets d’art uniques: des sculptures Khmères, des boîtes incrustées de nacre, des boîtes à bétel en ivoire, des instruments de musique, des poteries, des masques superbement peints. Le pavillon du fond faisait parti du monastère, à l’intérieur on y trouve des panneaux de bois peints de laque noire et dorés à l’or fin. Nous faisons un maigre repas dans les allées du parc et Rattana décide de me faire goûter une spécialité de couleur rougeâtre, un mélange de raisins secs, glace pilée, lait entier, poudre de noix de coco, le tout recouvert de sirop de grenadine. Un mélange très nourrissant mais très écœurant à mon goût!

Chinatown.

A quelques enjambées du quartier Thewet, le Flowers Market est le marché des plantes tropicales et des orchidées. Il y fait très chaud et une nouvelle halte s’impose pour boire un liquide laiteux mi-gris, mi-verdâtre, you «Vitamilk», excellent pour éveiller les sens, dur à avaler mais plein de vitamines! Maintenant, pour aller au quartier India et à Chinatown nous retournons vers la Chao Phraya et prenons le bateau bus archi bondé. En traversant le quartier indien nous longeons des boutiques de vêtements admirables et de tissus vendus au mètre, entre autre, des saris aux couleurs flamboyantes. L’atmosphère change subitement et voici le panneau Chinatown. Aussitôt, d’innombrables échoppes s’offrent aux passants: des commerces à bijoux, des apothicaires et des cantines fumantes et ambulantes d’où se dégagent les senteurs de la Chine profonde. Nous nous enfonçons dans les minuscules ruelles de part et d’autre de Charoen Krung, et là, c’est le bric-à-brac de vieilleries de tous genres et des odeurs terrifiantes de viandes fumées et de poisson séché. Des fruits d’importation en veux-tu? En voilà: des pommes de Corée, des poires d’Australie, du raisin d’Amérique, cinq fois plus chers que les produits locaux. Pour une poignée de bahts je me fais coiffer et raser par un barbier vitrine sur rue. Six petits chinois me dévisagent les grands yeux écarquillés. Des vieillards tout fripés assis sur des billots de bois fument des “Beedees” (cigarettes indiennes) et boivent du mauvais whiskey, les plus jeunes vident leurs chopes de Tsing Tao (bière chinoise) et chantonnent. Tout au fond d’une ruelle se trouve “le marché aux voleurs” or sont vendues les marchandises chapardées et près du temple chinois de Leng Noi Yee foisonnent les boutiques d’antiquaires dans une atmosphere “Tintin et le lotus bleu”. Devant l’entrée de l’hôpital chinois il y a un superbe temple bouddhique, une hold recueillement s’impose, Rattana comme toutes les thaïs est croyante et superstitieuse, elle fait brûler trois bâtons d’encens et dépose deux grosses fleurs de lotus aux pieds de Bouddha, puis agenouillée, elle se signe trois fois et récite quelques mantras. Journée malgré tout bien remplie, nous regagnons l’hôtel assez tôt pour une petite sieste réparatrice et puis ce soir nous partirons dans dans un restaurant à la criée. Sur une immense esplanade se trouvent pas moins d’une trentaine de restaurants situés côte à côte, et au beau milieu de la place des centaines de chaises et quelques tables. Chaque restaurateur au pied de sa boutique brandit sa carte tout en criant pour promouvoir son plat du jour. Je me déplace pour aller passer commande et aussitôt les serveuses s’activent et chargent notre table de bols, d’assiettes, de sauces piquantes et de riz blanc. Un wholesale serveur nous apporte un saladier rempli de petites anguilles encore vivantes. Pour les manger il faut les ébouillanter en les trempant dans une soupe à 80 degrés sans les couper et les porter à la bouche comme de gros spaghettis. C’est succulent! Dodo! Demain je quitterai le Royal Benja pour all m’établir à Bang Bua Thong Chez Rattana.

Mon apartment à Bang Bua Thong.

J’ai trouvé un nouveau toit à Bang Bua Thong sur la commune de Nonthaburi au north-east de Bangkok (un peu comme Nanterre par rapport à Paris), Address: Rattanakorn Chararot, 161/20 soï Maïtree Util, M.Nareenakon, Bangrak Pattana. Bang Bua Thong. Nonthaburi. R.attana vit avec sa sœur Bang on qui a six ans de moins qu’elle et qui travaille à la direction de la grande chaîne de magasins d’enseigne japonaise “Jusco”. Bang on est une fille admirable et travailleuse, elle abat treize heures de boulot par jour. Bang on a toujours le sourire et aime bien plaisanter. Avec sa sœur elles ont acheté cette maison accolée à une autre, dans un lotissement à proximité d’un khlong. Pour pénétrer dans mon nouvel appartement il faut que je me déchausse et que je traverser une courette. Au rez-de-chaussée il y a une pièce unique qui sert de salon, de salle à manger et de cuisine, il n’y a que très peu de meubles. Des escaliers permettent d’accéder à l’étage où se trouvent deux petites chambres et une grande salle de bain. Heureusement que l’étage est climatisé car cet appartement est un véritable sauna. Désormais je vivrai ici jusqu’à mon départ pour le north.

Rencontre de Kwang et visite de Golden Mountain.

Aujourd’hui c’est samedi Rattana doit aller à Pathunam pour y rencontrer les grossistes en vêtements et négocier les nouvelles collections, quant à moi, me voila largué seul dans les rues de Bangkok. J’ai décidé d’aller visiter “Golden Mountain” and “Wat Si Saket”. »J’ai mis beaucoup de temps pour trouver mon chemin et il est déjà 11:30. Pour me saouler des bonnes senteurs épicées, je m’arrête devant un restaurant typiquement thaïlandais où les plats mijotent dans de grandes marmites,. Apparaît alors Kwang, la fille you restaurateur. Kwang parle l’anglais also que moi, elle me prend en sympathie et n’arrête plus de me causer moitié thaï moitié anglais. Tous les voisins du quartier sont alertés par ma présence et viennent découvrir la curiosité "Bimbo”, Le seul ici à la peau blanche et aux cheveux blancs, le“ Farang ”(l’étranger). En Thaïlande les thaïs, hommes et femmes sont copie conforme, tout le monde a les cheveux noirs, les yeux noirs bridés, la peau lisse et le sourire en prime. Bien guidé dans mon choix culinaire j’opte pour un ragoût de porc haché accompagné de feuilles de basilic et d’ail. Avec ce plat suivent de petits bols remplis d’une nourriture inconnue à mon palais, parfois succulente, parfois écœurante. Kwang vient me tenir compagnie et déjeune avec moi. Le repas durera deux heures. Le restaurant c’est Kanolpan Lekkansuvan, Address: Kanolpan Lekkansuvan soi 52/8 Mahajak Road Tel: 09786 74 12. Maintenant en possession des précieux renseignements que j’ai obtenus auprès de Kwang, je poursuis mon chemin et me dirige vers Golden Mountain. Il me faut quinze minutes pour gravir les 330 marches de l’escalier en colimaçon qui grimpe au sommet de la colline. Là haut se dresse un gigantesque temple avec un grand chedhi central (U.Ntombeau) de couleur jaune or. The "Wat Si Saket" is habité par un grand nombre de bonzes tous très cultivés, j'ai la chance d'assister à un t'chat en anglais, donné par le doyen mais je ne m'attarde pas car il faut que je rentre tôt, Tim, l’employé de mon copain Alain doit venir nous chercher à Bang Bua Thong pour all dîner en famille. A peine arrivé à la maison, la voiture d ’Alain pilotée par Tim est déjà là, vite une douche rapide et nous partons vers Mooban Seri. Tim travaille depuis six ans chez Alain, lannée prochaine il quittera la société pour un an afin d’aller accomplir une vie d’ascète et pratiquer la meditation. Beaucoup de thaïs se sacrifient pour cette expérience, c’est un peu leur service militaire au service de la religion. Nous débarquons au domicile d ’Alain, je présente ma copine qui sympathize de suite avec Puk l’épouse d’Alain. Après quatre pastis, les plats déferlent sur la table ainsi que deux bouteilles de Bordeaux. Tout le monde se met en quatre pour que cette soirée soit mémorable. Après les spécialités thaïs et le bon rouge, Alain va décongeler le roquefort qu’il a l’habitude de conserver religieusement. Il sera vite deux heures du matin. Ah! Ca fait plaisir d'un peu parler français et surtout de se remémorer les bons vieux souvenirs d’enfance grassoise. 3h30, il faut rentrer. Allo taxi!

Muang Borang ou Ancient City.

Aujourd’hui dimanche Rattana et sa sœur passeront la journée avec moi à Ancient City. A l’entrée du domaine nous louons trois vélos pour parcourir les kilometers indispensables pour ne rien louper de ce site. Ancient City est la folie du concessionnaire Mercédès pour la Thaïlande. Milliardaire, il a laissé la quasi totalité de sa fortune pour recréer et reconstituer 80 grand monuments à taille presque réelle sur plusieurs dizaines d’hectares. La reconstitution est superbe, entre autre celle du temple Khao Phra Wihan, celle du temple khmer construit sur une colline artificielle, et celle du Sanphet Prasat, le grand temple d’Ayutthaya. Il a aussi recréé un marché flottant avec ses passerelles ses kiosques et ses maisons de bois. C’est sur ce site que nous prenons le déjeuner. Nous optons pour un Thom Yam Kung, (soupe de poisson thaïlandaise à la citronnelle et au gingembre) et une Khao Tom Pla, (soup à la poisson sauce). Un délice!

La ferme aux crocodiles

Après plus de cinq heures passées à Muang Borang nous prenons and Songthaew pour nous faire déposer à la ferme aux crocodiles. 300 bahts l’entrée (6 euros). Spectacle hallucinant! Je n’avais jamais vue autant de crocodiles de ma vie en si peu de temps, (60,000 bestioles de 9 espèces différentes). Le plus impressionnant est le Salt-water qui mesure plus de 4 meters de long. Au fil du spectacle nous assistons à des scènes impressionnantes, entre autre l’heure du repas des sauriens. Des enfants du haut d’un ponton attachent des pièces de viande fraîche au bout d’un fil solid qu’ils présentent aux crocodiles affamés qui se battent pour les dévorer. Tous les après midi il y a deux spectacles de domptage. Au péril de sa vie un saltimbanque maîtrise la bestiole et pour une poignée de bahts il enfouit son crâne entre les mâchoires du monstre.Dans un bâtiment près de l’entrée se trouve la couveuse or éclosent les œufs, ici les crocodiles ne font que 20 à 25 centimeters de long. Tout au fond du parc sont parqués les doyens en bout de vie, ils sont entassés les uns sur les autres, il y en a des centaines, ça pue! C’est affreux! Nous quittons la ferme pour Bang Bua Thong. A l’issue d’une petite hygiène corporelle nous nous rendons dans un restaurant thaï (mi-thaï, mi-européen). C’est très propre et tous les plats sont bien chargés en gingembre, ça ne peut faire que du bien. La nuit fut excellente!

 Le marché du week-end

Aujourd’hui nous voilà partis au marché de Chatuchak. Un tuk-tuk nous dépose à la station de métro Siam et nous descendons à Mo Chit, l’ultime station au nord de Bangkok on Pahon Yothin Road. Ce lieu est l’enfer du bruit et de la pollution, la densité du trafic routier est démente. Vite! Nous allons nous réfugier sous les bâches colorées du marché et là, nous trouvons de tout: souvenirs en tous genres, vêtements typiques thaïs, matériel de cuisine, alimentation, animaux, tissus et cotonnade, objets d’artisanat local…. Ici c'est la mode à tout petit prix: maillot de bain pour trois dollars, tee shirt pour deux dollars ...... Sous des kilomètres d'allées bâchées il ya des points de repos, des restaurant traditionnels et des attractions, à savoir les célèbres combats de coqs. Nous avons une petite faim et par bonheur nous trouvons un restaurant qui cuisine à merveille les Pad Thaï. C’est le plat national réalisé à partir de nouilles de farine de riz sautées arrosées de citron vert et saupoudrées de piments, le tout garni de cacahuètes et chargé en sauce au poisson. Très relevé si l’on ne précise pas “Maï Pet”, mais très bon! Après les emplettes nous returns in the foyer. Sous l’escalier de bois qui mène aux chambres il y a un petit autel tout illuminé au cœur duquel repose un mini Bouddha derrière trois pots de fleurs. Tous les matins, Rattana et sa sœur font brûler des bâtons d’encens. La fumée monte à l’étage et gagne mes narines, c’est l’heure du petit déjeuner: thé au citron ou au gingembre, œufs au plat, saucisses thaïs, et riz blanc. Ce matin je passe un long moment à entretenir le petit jardin qui se trouve derrière la maison, j’arrache les mauvaises herbes et change l’eau de la coupelle remplie de fleurs de nénuphars. The vais ensuite me balader dans le lotissement où je rencontre d’adorables voisins pour passer un moment à jouer au ballon avec les enfants. Partout je suis super bien accueilli, je m’attarde, discute avec tout le monde, avec la bouche et avec les mains. Le temps passe vite, il est temps de se mettre à table. Après le riz blanc gluant et une montagne de fruits frais: mangues, leeches, pastèque, pomelos, et durian, les ventilateurs s'actionnent et la climatisation se met en branle, ce sera alors une longue et “chaude” sieste avant d'aller récupérer Bang on chez “Jusco”. In the gallery marchande de “Jusco”, en attendant que Bang on Dates for a journée nous prenons and expresso thaï au goût de nescafé. C’est dans ce magasin que j’ai trouvé mon livre de cuisine thaïlandaise en français. Un taxi nous prend tous les trois et nous regagnons la maison pour y prendre notre dernier repas ensemble. Case oui! Demain à l’aube je quitterai la capitale pour quelques jours, afin d’aller conquérir l’ouest du pays.

Rencontre de France à Kanchanaburi

Ce matin à 6 h 30 précise je me rends à mon rendez-vous où je suis accueilli par une guide et un chauffeur de bus chargés de récupérer huit étrangers avec qui je vais partir vivre une petite aventure. Il y a un français, “bibi”, deux australia, deux danoises, un jap, un couple d’écossais et une belge. La belge se prénomme France, c’est la seule avec qui il m’est facile de communiquer du fait quelle pratique un très bon français, elle n’est pas très belle mais qu'elle gentillesse! Address: [email protected]. Nous ne nous quitterons plus d’une semelle pendant notre exode. France est une photographe érudite, je m’en suis rendu compte à notre première hold au cimetière des alliés de Kanchanaburi, dès qu’elle s’est mise à mitrailler les centaines de tombes. Kanchanaburi is une gentille bourgade située à 150 kilometers à l'ouest de Bangkok. La ville s’étend sur cinq kilometers, le long de la rivière Kwaï. Avant d’aller déjeuner, nous allons visiter le JEAATH museum. Le musée rassemble des objets, des images et des gravures qui rappellent les incroyables souffrances endurées par les prisonniers de guerre pour la construction du chemin de fer reliant le Siam au Myanmar (Burmania). La visite des prisons et des dortoirs des prisonniers est particulièrement émouvante. JEAATH sont les initiales de Japan, England, America, Australia, Thailand and Holland. Il est Midi, nous prenons notre premier repas en groupe dans le center de la ville près du temple Lak Muang où les femmes viennent prier contre la stérilité face à un gigantesque phallus recouvert d’or. The repas terminé, nous allons visiter the grotte de la “nun flottante”. Située dans le temple de Tham Mongkon Thong, la nun “Among” est dans un bassin, de l'eau jusqu'à la taille, elle réalise les different positions du Bouddha, jambes croisées les deux mains sur la poitrine, allongée sur le coté comme l'ascète, jusqu'à la position ultime des derniers instants de Bouddha quand il parvient au Nirvana. A la fin de sa prestation elle arrose les fidèles avec l’eau sacrée du bassin.

Le pont de la rivière Kwaï

Hello ! Le soleil glasses! Glasses! Glasses! Sous 39 ° C nous voici sur le pont de la rivière Kwaï immortalisé par le roman de Pierre Boulle et le film de David Lean, où en 1942 trente mille prisonniers occidentaux et cent mille ouvriers asiatiques ont œuvré pour réaliser 415 kilometers de voie ferrée. Travaux prévus par les japonais pour envahir l’Inde, mais ils n’y sont jamais parvenus. Aujourd’hui encore quelques trains à vapeur conduisent jusqu’à Namtok. Cette ligne relie l’ouest du pays à Bangkok. Heureusement qu’il y a de l’eau de partout car il fait une chaleur torride. France tourne de l’œil, each l’installe dans un coin ombragé et avec un “kleenex” imbibé d’eau je lui éponge le visage. Elle se remettra lentement. Nous passons le reste de l’après midi à Erawans waterfalls pour admirer de superbes cascades dans le cadre agréable d’un parc national protégé. A chemin remonte sept niveaux de cascades mais en cette season il n’y a pas énormément d’eau. C’est quand même très impressionnant. Une petite trempette dans l’eau froide nous a fait un grand bien à tous mais surtout à France qui était particulièrement déshydratée. Pour clôturer la journée nous nous rendons à notre futur repère “The big mama’s house”, a charming guesthouse faite de bambou et de bois. Le restaurant et la reception surplombent la falaise qui plonge dans la rivière Kwai Noi (lapetite kwai). Les chambres qui nous sont affectées sont flottantes, elles sont situées en bas de la falaise au fil de l’eau sur des radeaux en bambous amarrés à la rive par de gros cordages. Pour accéder à nos chambres il nous faut descendre une soixantaine de marches à pic par des escaliers à la japonaise, une véritable escalade! Dans nos huttes bien sobres il y a un matelas comfortable entouré d’une large moustiquaire, une table basse et rien d’autre. Pour se rendre aux toilettes et aux douches il faut grimper l’escalier à pic, de même que pour se rendre au restaurant. C’est absolute picturesque! Nous prenons possession des lieux et nous nous dirigeons à l’accueil pour y prendre un verre de bienvenue. C’est la pause cartes postales, et chacun fait plus ample connaissance. Source chance de parler français avec France car les australiens et les écossais ont un accent déplorable. Cette nuit c’est la pleine lune. Quel cadre reposant! Seuls les cris des hulottes troublent le calme absolu qui règne ici. La lune se reflète dans Kwai Noi ainsi que les petits lampions rouges qui entourent la terrasse du restaurant. Un léger souffle agite les moulins à prières. C’est vraiment un coin extraordinaire et romantique. France me raconte sa vie, une sorte de complicité s’établie entre nous, nous discutons jusqu’à 1h30 du matin, France est très cultivée c’est une créature fascinante, issue d’un milieu artistique, elle écrit et illustre des livres pour les petits enfants, elle adore voyager et a déjà mis les pieds en Birmanie et en Inde. Le courant passe super bien entre nous. C’est dans la pénombre qu’il nous faut maintenant descendre avec beaucoup de prudence les soixante marches raides. Une fois les pieds sur notre radeau nous contemplons encore quelques minutes la rivière. Toute la nuit nous sommes bercés par le courant de la rivière et par les appels des geckos: «ok! to ké! OK! to! ké! ».

Vers les villages des réfugiés birmans.

Il fait encore nuit à cinq heures du matin lorsque j’ai déjà les pieds sur les gros bambous de ma chambre flottante. Je laisse France à ses rêves et m’installe les jambes dans la rivière pour un bain de pieds en attendant le lever du soleil. Le soleil vient prendre la place de la lune, Kwaï Noï devient rouge orangée. Sur le radeau d’à coté l’écossais et le japonais font surface, petit à petit tout le monde est debout et grimpe au restaurant pour y prendre le petit déjeuner, passer aux douches et partir vers l’insolite. Nous commençons la journée par des kilometers en 4x4 pour débarquer au bout du monde dans un village de réfugiés enfuit de Burmanie. Un véritable retour en arrière. Toutes les habitations sont en bois, recouvertes de feuilles de bananiers. Au cœur du village, l’artère principale est en terre battue rougeâtre, il y a des boutiques minuscules, sommaires et archaïques or l’on trouve des légumes du poisson séché et du lait en poudre. Les mémés dorment à même le sol sur des tissus sales, et lorsque passent les enfants à vélo elles reniflent la poussière qu'ils soulèvent du sol. Des enfants quasiment dévêtus jouent avec des jouets confectionnés par eux même à l'aide d'objets de récupération: bâtons, morceaux de plastique, planches .... Ici les gens vivent le plus simplement du monde, tous les habitants sont attachants, les tout petits ont peur de nous, les plus grands font les intéressants. Impossible de se comprendre, on échange des sourires, on lit dans les regards, on parle avec les mains, on dessine par terre. Mon caméscope intrigue mais il devient très vite une attraction, chacun veut se voir apparaître dans l’écran LCD pour s’éclater de rire. Quel bon moment passé in ce village! Il nous faut rainer le 4x4 pour all the déjeuner, the profit of the cette hold pour all the posters mes cartes postales. Après un modeste repas, le 4x4 nous récupère pour nous déposer sur l’autre rive où nous attend une grande pirogue à moteur. Counterpart une heure et demie nous remontons le cours de la rivière jusqu’à notre guesthouse. Ce soir nous prenons le même repas que la veille, mais on ne s’en lasse pas. Avant le dodo l'aubergiste nous a organisé une soirée agrémentée d'un spectacle, toute la famille s'investi à la lueur des bougies, un enfant de douze ans tapote sur une sorte de tam-tam et sa petite sœur de six ans danse alors que ses parents striking in leurs mains. Ce spectacle est très monotone et à mon goût il dure un peu trop. Ca ​​n’en fini plus, les enfants sont crevés et s’endorment presque sur leurs instruments de musique, c’est affreux! Le meilleur moyen pour qu’ils s’arrêtent c’est de faire diversion. Tout le monde doucement regagne alors discrètement son radeau et bonne nuit! Demain il faudra se lever tôt pour affronter notre journée de bambou rafting.

Mini croisière sur Kwaï Noï.

A l’aube, alors que le soleil commence à pointer, deux immenses et robustes radeaux en bambous nous attendent tout près de nos huttes. C’est en traversant en équilibre sur de larges planches bancales que nous embarquons. Il y a cinq personnes sur un radeau et six sur l’autre et nous voila partis. Le courant nous entraîne et le batelier tente de diriger l’embarcation avec un long bambou qu’il plante de tous ses bras dans le fond de la rivière et qu’il pousse pour la mettre dans le bon courant. Et du courant il n’y en a pas beaucoup en cette season, also j’en profit pour filmer notre descente. Nous sommes dans un cadre merveilleux, le décor est reposant, les paysages sont sublimes et l’ambiance est très bonne, tout le monde s’apprécie et apprécie cette aventure. La descente dure deux heures. Le long des rives j’aperçois des enfants qui se baignent, des femmes qui puisent de l’eau, des bonzes qui se recueillent. Parfois un bateau longue-queue à moteur vient troubler le calme qui règne sur la rivière Kwaï Noï. Un songthaew nous attend rive gauche, il nous emmène visiter “Help Fire Pass” puis le tristounet musée où il n’y a que des photos retraçant l’atroce sort qu’ont subit les ouvriers du rail. Durant ce chantier inutile, la majorité des ouvriers ont péri par la malaria, le tétanos ou le choléra.

The train from Namtok and the return to Bangkok.

Nous sommes à Namtok, terminus du tortillard qui emprunte le pont de la rivière Kwaï, à 138 kilometers seulement de la frontière du Myanmar (Burmania). En attendant le départ du train nous avons largement le temps de nous restaurer sous la tonnelle d’un petit restaurant. Soudain la large cloche de bronze ink et tout le monde se précipite sur l’unique voie pour assiéger le train. Les voyageurs sont surchargés de ballots, de caisses et de fagots. Le train amorce la longue descente et roule au pas, au moment où il frôle la falaise toutes les têtes sont aux fenêtres, les rails ne reposent plus sur la terre ferme mais sur des pilotis maintenus par des poutrelles d’acier et des madriers. En contrebas coule la rivière, c’est à moins de 10 kilometers à l'heure que nous avançons, et à cette vitesse j’ai tout mon temps pour filmer correctement l’événement. Dans le wagon une famille de minorités ethniques d’origine birmane est vêtue de costumes traditionnels aux couleurs flamboyantes, des enfants ont les yeux grand ouverts, ils sont émerveillés, c’est certainement leur premier voyage en train. Toutes les deux ou trois minutes des vendeurs de nourriture défilent, certains apportent de l’eau dans des bouteilles en plastique blanc, d’autre des jus de fruits. On peut manger de tout dans le train, des cuisses de poulets, des concombres, du riz compacté enveloppé dans des feuilles de bananier ... Le contrôleur assis en face de moi ne me quitte pas des yeux, je dois lui plaire! Il aimerait bien s’adresser à moi mais il ne parle pas un mot d’anglais, à coté de lui vient s’asseoir une diseuse de bonne aventure, elle lui prend la main pour y lire dans les lignes. Un grand fracas métallique et le grincement des freins immobilisent le train, avant qu'il ne pénétre sur le célèbre pont, là also il avance au pas pour éviter tout accident, car des dizaines de touristes en quête de photos insolites, s'entassent entre le vide et le train en marche. A l’entrée du pont près des piliers d’accès se trouvent deux gros obus de un mètre de haut qui sont là en guise de decoration. Nous sommes à Kanchanaburi et dans vingt minutes sonnera le départ pour notre back sur Bangkok. Nous échangeons nos adresses avec France car nous allons nous quitter avec un petit pincement au cœur. Il est possible que nous nous retrouvions dans le nord dans quelques semaines, mais en attendant j’ai surtout follement envie d’aller retrouver Rattana. You terminal de la gare ferroviaire de Thonburi c’est a véritable corvée pour all à Bang Bua Thong où Rattana m’attend à l’entrée du lotissement. Arrive à destination, tout est prêt, une grande assiette de fruits, une “Singha” bien fraîche, les herbes pour le massage et un bain moussant. Ce soir de retrouvaille nous resterons à la maison. Rattana me présente ses voisins. Dans le lotissement il y a un jardin commun, nous allons ramasser des poivrons et des herbes diverse que je ne connais pas. Tous ces ingrédients serviront à cuisiner le poisson sec que Rattana n’a pas oublié de mettre à tremper.Soirée télé! La télé thaïlandaise est d’une nullité sans précédent, dix minutes de film, dix minutes de pub et ainsi de suite jusqu’à la fin du film. Si ce n’est pas une émission de divertissement hyper naïve, c’est un film à l’eau de rose. Ca pleure sans arrêt et je n’arrive plus à faire la relation avec le slogan qui va si bien à la Thaïlande, “Pays du sourire”. Dodo très réparateur et demain nous irons à Bangkok.

 Le temple de marbre et le marché aux amulettes.

A Bangkok nous avons décidé de visiter le temple de marbre, le “Wat Benjamabopitr”, it is absolutely charming. Il est construit en marbre de Carrare, quant à la céramique des toitures elle provient de Chine. Deux beaux lions au sexe bien dessiné gardent la grande porte de teck sculptée. A l’intérieur un énorme Bouddha conserve les cendres de Rama V mort en 1910. Dans le cloître il y a 52 Bouddhas de bronze dans des positions différentes de tous les styles de l’Asie. R.attana m’emmène au marché aux amulettes, où des dizaines de boutiques proposent des centaines de “bouddhasseries”. Ici les bonzes et les bonzesses viennent se ravitailler pour leurs temples. On a le choix entre des maxi-bouddhas et des mini-bouddhas, assis, debout, couchés .... des chapelets, des gerbes d’encens, amulettes animalières et des pendentifs. Amusant et curieux! Après avoir bien léché les étalages nous passons à coté de “Démocraty monument” d’une laideur incontestable puis tout près du Giant Swing et de la statue de Rama I. Nous regagnons Bang Bua Thong par la rivière et par le bus climatisé. This is the grand temps de faire le point avant mon départ pour le north. Je laisserai le maximum de mes affaires personnelles ici pour ne pas me surcharger de choses inutiles. Je vais quitter Rattana pour plusieurs jours. 900 kilometers separately Bangkok du Triangle d’or et je suis euphorique à la pensée que la grande adventure va commencer pour moi et à savoir que je vais me plonger dans la Thaïlande profonde. Je suis un peu angoissé et j’ai un petit pincement au cœur car je vais quitter Rattana et le confort de vie dont j’ai bénéficié jusqu’à present.

Ayutthaya, la cité archéologique et mon départ pour le Nord.

R.attana est inquiète de notre séparation, elle pense que c’est fini entre nous, que je vais l’oublier et que je ne retournerai plus la retrouver. Elle est persuadée que je vais la quitter volontairement et que je vais me perdre au fin fond de son pays que j’aime beaucoup. Je fais le point pour ne rien oublier. Dans mon sac il n'y aura que le strict minimum: la pharmacie, des affaires de toilette, mon matériel photo et vidéo, très peu de vêtements, mes papiers indispensables, mes guides et mon road book où tous les jours j'écris tout ce que je vois, partout où je passe et tout ce que je ressens. Tout cela me sera très précieux lorsque je rentrerai en France. Bang on est venue pour me saluer et me faire ses adieux. Bang on cherche un compagnon et veut absolument que je lui trouve un français comme moi, mais comme moi il n’y en a qu’un, donc je lui explique que ça va être difficile. Nous avalons quelques mauvaises herbes et sans tarder nous regagnons la chambrée car demain le soleil ne sera pas encore levé au moment où nous serons à la station Hua Lampong, (gare centrale de Bangkok). Il est 5 h 30, la gare de Hua Lampong est déjà bondée, le trafic ferroviaire est particulièrement intense ici car c'est la plaque tournante pour toutes les destinations: à l'est l'I-Sam et le Cambodge, au sud les îles et la Malaisie, à l'ouest la Birmanie, au nord le triangle d'or et la frontière du Laos. C’est le grand adieu, Rattana m’abandonne à moi même, je vais maintenant me référer à mon guide du routard et à lonely planet. In the hall principal les voyageurs matinaux ou les résidus de la nuit somnolent encore à même le sol. Je me fais un passage entre la foule pour arriver à la plateforme n ° 4 or the train pour Ayutthaya est déjà à quai. Ayutthaya est at 1h30 au nord de Bangkok, et ce sera ma première escale avant le grand nord car Ayutthaya est une ville incontournable. Phra Nakon Sri Ayutthaya ou “ville sainte d’Ayutthaya” est l’ancienne capitale du Siam qui a été fondée en 1350 (à peu près vers Louis XIV en France). Rasée en 1767 par les Birmans, c’est alors Bangkok qui devint la capitale du pays. Tout près de la gare d'Ayutthaya, je trouve une guesthouse sympa et très bien tenue pour 150 bahts la nuit (3 euros). Je suis très prés du canal qui contourne la ville juste en face un magasin de location de vélo, great! Une pluie diluvienne s’abat sur la ville, il est 13 heures, il y a une humidité écrasante et il fait une chaleur insupportable. L’orage ne durera qu’une heure. La chaleur redouble et rapidement l’évaporation efface toute trace d’eau, l’activité reprend. Pour 30 bahts la journée, même pas un euro, je loue un vélo, c’est le meilleur moyen pour se déplacer dans cette ville parfaitement plate. Je pars repérer les lieux pour me faciliter la tâche de demain. Après repérage je rebrousse chemin pour me rendre au center ville, et pour y arriver il faut que j’embarque le vélo dans le transbordeur et que je rejoigne l’autre rive. Chose faite, ever pénètre dans une boutique Internet climatisée pour y passer un moment. Souvent je m’envoie mes propres écrits pour les récupérer dans ma boite électronique lorsque je rentre en France. J’envoie also assez régulièrement de mes nouvelles à Yannis en France pour qu’il reste sur mes traces. Ca fait du bien au cœur lorsqu’on est loin de chez soi de recevoir des nouvelles des personnes qui nous sont chères. Internet c’est le top lorsqu’on voyage, c’est là que l’on se rend compte de l’importance d’un tel outil. Je reprends le transbordeur pour all acheter trois DVD en anglais (7 euros). J’entreprends une longue marche en ville pour trouver un restaurant qui fait du porc au basilic et pour ne pas finir sur du pimenté et du salé je traverse la rue et passe chez le glacier d’en face pour y prendre un dessert glacé. De nouveau j’emprunte le transbordeur et return à la guesthouse car demain sera une journée chargée en visites.

The Ayutthaya archaeological site.

Au lever, quelques nuages ​​couvrent la ville, la température a légèrement baissé. Excellent journée pour pédaler. Je quitte la guesthouse et enfourche le vélo. La ville d’Ayutthaya est un îlot entièrement cerné de rivières et de canaux. Le site archéologique est très étendu, il faudrait des journées pour en faire le tour à pied. Chaque entrée aux temples est payante, (une somme dérisoire). Je pédale sur trois kilomètres jusqu’à l’un des ensembles des plus intéressants, le Wat Yai Chai Mongkol, un temple construit en 1360. Au milieu de celui-ci s’élève un chedî construit pour fêter une victoire contre les birmans. Le temple est entouré de dizaines de bouddhas tous drapés d’orange, à l’intérieur du sanctuaire se trouve un gros bouddha de cuivre et sur le chemin qui mène au chedî un long bouddha est couché. Un kilometer plus loin, le Wat Phranan Choeng, d’aspect très modern abrite un bouddha assis de dix neuf mètres de haut tout en briquettes. Ici ça sent l’encens à des mètres à la ronde car de nombreux fidèles viennent s’y recueillir. Dans les murs du temple il y a une multitude de niches, chacune abrite un mini bouddha, il y en a 48 000 en tout, (ils représentent les 48,000 paroles de Bouddha). Je ne les ai pas comptés. A cinq kilometers au north-east je rejoins the ensemble le plus imposing d’Ayutthaya, le Wat Phra Sri Samphet édifié au XV ème siècle. Trois immenses chedîs symbolisent les trois rois qui y régnèrent. L’architecture est élégante au milieu d’un cadre verdoyant et paisible. Tout à coté, le Viharn abrite le bouddha de bronze de vingt mètres, (le plus haut du pays). Une hold est nécessaire car je meurs de soif. J’avale un demi-liter de coca et enchaîne ma visite vers le Wat Phra Meru. La particularité de ce dernier, c’est qu’il a conservé un magnifique plafond à caissons en bois laqué d’or, et ce qui est curieux, c’est que son Bouddha est vêtu du costume royal. Qu’il est laid! Je gare le vélo car il me faut grimper de nombreuses marches dans un décor de ruines pour atteindre le Wat Phraram Uchaya de style angkorien et plonger dans les ruines de l'imposant Wat Mahathat où furent retrouvés d'innombrables bijoux et objets religieux de trèse valeur. Après douze kilometers à vélo et cinq à pied, sur le chemin de ma guesthouse, je croise le dernier Praal des éléphants existant en Thaïlande. Des dizaines d’éléphants vêtus et ornés de rouge et d’or trimbalent les touristes, principalement des japonais qui adorent ça. Les japs ​​sont partisans du moindre effort, marcher ou pédaler c’est trop dur pour eux! Cet exercice permet aux pachydermes de gagner beaucoup de bahts. Pour eux, le baht est leur principal gagne bananes. Ce soir j’ai les cuisses dures comme du béton. Je rends le vélo et vais me relaxer. Rattana n’est plus là pour les massages. Une bonne “Singha” et je fonce à U-Thong road au marché Hua Raw où je découvre de nombreuses cuisines propres et pas chères. Ce soir khao phat (rizfrit), phak kung phat (assortment de légumes frits) et une kaeng chut (soupe aux crevettes), puis avant de regagner le dodo je vais déguster un sundee au chocolat au “Mac Do” d’en face. Demain direction Lop Buri.

Lop Buri: La cité des singes sacrés.

A 8 heures précises, l’hymne national thaïlandais retentit dans le hall et sur le quai de la gare ferroviaire d’Ayutthaya, tous les thaïs déposent leurs sacs et se mettent au garde à vous, pour one minute environ. Ce cérémonial a lieu tous les matins tous les soirs et tous les jours dans tous les lieux publics. Après l’hymne tout s’enflamme, l’animation reprend et c’est l’attente. Voici les paroles de l'hymne national thaïlandais: "La Thaïlande est faite de la chair et du sang de ses citoyens. Le sol de la mère patrie appartient à ses enfants et demeure leur soutient permanent sans exception. Tous les Thaïs sont résolus à rester unis, ils chérissent la paix, mais n'ont pas peur de combattre. Ils ne laisseront jamais personne les soumettre. The sacrifieront chaque goutte de sang pour la nation et garantir au pays une éclatante victoire "The prochain train me déposera à Lop Buri or il me faudra patienter encore cinq heures avant ma correspondance pour Phitsamulok. J'ai donc le temps de rentrer dans la ville des“ singes sacrés ”. A la sortie de la gare j'aperçois le premier singe symbolisé par une gigantesque statue de macaque grise au cul rose. J'appelle un pousse-pousse pour aller au Wat Sam Yod et au temple de Kala. Une dizaine de petits singes m'attaquent et me hissent deux paquets de biscuits et l 'appareil photo. Un garde intervient armé d'une longue verge pour lui faire lâcher prize. C'est très courant, les singes trop collants sont mâtés. Les singes se sont établis au temple hindouiste Prang Sam Yod car les habitants les nourrissent avec tous les restes du marché. A l'entrée du temple des étals vendent des bananes naines pour être distribuées aux bestioles. Je suis tombé au moment magique des offrandes, c'est spectaculaire de voir défiler des centaines de dévots chargées de nourriture qu'ils vont déposer sur l'a utel déjà surchargé de victuailles. De derrière le temple monte une musique désagréable et monotone pleine de fausses notes, se sont les aveugles et les infirmes qui viennent mendier avec leurs instruments à musique très archaïques et tout rafistolés. Je ne traîne pas plus longtemps pour regagner la gare bien avant le départ du dernier train pour Phitsamulok avec lequel je voyagerai jusqu’à 4:30 pm. Arrivé à Phitsamulok il me faut prendre un autre bus pour Sukhothai. Encore 1h30 de route et me voila à Banthai guesthouse où je négocie un bungalow pour 200 baht la nuit (4 euros). Je suis très bien tombé car il s'agit d’une pension familiale très chaleureuse située dans un cadre extreme agréable sur les rives de la rivière Yom, à seulement cinq minutes du center ville.

 Sukhothaï et son site archéologique.

The site de Sukhothai est entouré de collines boisées, c’est le plus prestigieux center archéologique de Thaïlande où un très grand nombre de temples sont disséminés dans une nature superb. Ce soir je me rends dans le Sukhothaï modern tout près du marché aux buffles et aux zébus où des dizaines de commerçants ambulants se disputent l’emplacement. C’est là que je déguste le hu cha lam (ailerons de requins accompagnés de crabes) et la délicieuse omelette aux moules et au soy. Un vrai régal! A pied je regagne Banthai guesthouse et saute sous la douche. Je n’oublie pas d’imbiber de répulsif la moustiquaire qui entoure mon lit car ici l’atmosphère est propice aux piqures. Avant de m’endormir je prépare ma journée de demain qui sera destinée à la découverte de tout le site de l’ancien Sukhothaï. Le meilleur moment pour découvrir le site et savorer les somptueux décors c’est le matin très tôt car l’éclairage est fabuleux et il n’y a pas grand monde. Le bip! bip! de mon portable sun le réveil, il est 6 heures du matin. Une demi-heure après je suis dans la rue, il fait déjà bien chaud et me dirige vers la station des songthaews. Il n’y a que deux passagers dans le premier songthaew, Bimbo et une vendeuse de noix de coco avec sa marchandise qui occupe les deux tiers du véhicule. Nous roulons à forte allure et dans un virage les noix de coco chavirent et vont se fracasser sur la chaussée. A la porte du site je m’acquitte du droit d’entrée et m’attarde chez un brocanteur qui vend des vélos d’occasion, j’en achète un pour 600 bahts (12 euros). A ce prix je ne risque pas grand chose et le vélo me rendra de grands services. Sukhothaï you provient sanskrit (langue du bouddhisme théravada) et signed “naissance du bonheur”. La dynastie de Sukhothaï connut un roi nommé “Rama le fort” qui créa l’alphabet thaï et établit de bonnes relations diplomatiques avec la Chine. C’est lui qui instaura le bouddhisme comme religion national pendant son règne entre 1275 et 1317. Très progressiste il créa une atmosphere d’amitié de liberté et d’ouverture vers le monde extérieur. The que je pénètre sur le site je découvre des merveilles de pierres et m’abandonne à rêver. L’enceinte qui est la vieille ville mesure 1.8 km long by 1.5 km long. Elle est entourée de remparts à l’intérieur desquels sont érigés cinq temples dont le Wat Mahathat, le plus imposing, réservé à la famille royale. Des douves l’entourent sur un kilometer. Devant lui, se dresse une imposing esplanade bordée de deux rangées de columns et au milieu un chedî sculpté. Sur les côtés il y a deux bouddhas prisonniers de murs de briques. Le Wat Sri Sawai possède trois prangs hindouistes de style Lop Buri. Le Wat Sra Si est entouré d’un charming petit lac, c’est le temple du “Bouddha au gros nez”. Le Wat Sarasak possède à sa base une magnifique frise d’éléphants sculptés. Le Wat Trapang Ngoen a un chedî en forme de pousse de lotus. A l’extérieur de la vieille ville se trouvent six temples in a rayon de cinq kilometers. Le plus ancien de Sukhothaï est le Wat Phra Pai Luang. Au north-east le Wat Sri Chum est une sort de log house rébarbatif surmonté d’un bouddha de quinze mètres, un escalier encastré permet de grimper sur sa tête. Le Wat Chang Lom is interesting for its nombreuses sculptures. Le Wat Saphan Hin est très difficile d’accès, pour atteindre le Bouddha et le viharn, j’escalade un escalier de pierres abrupt. Le Wat Chang Rop est en piteux état. Quant au Wat Chetupon il dispose de quatre Bouddhas debout et marchant. Ce fut la journée des Wat! Avant mon retour sur la ville nouvelle je me repose une bonne heure à l’entrée du parc près du marché. La specialité du coin est le chicken grillé à la broche. Plus de dix broches colossales supportent chacune près de quinze poulets. Une bonne odeur de grillade et d’herbes se dégage du quartier et donne l’eau à la bouche. J’avale près d’un liter d’eau bouillie et refroidie car ici l’eau courante donne la courante. J’enfourche mon vélo et regagne Banthai.Admirable journée culturelle! Ce soir au marché de nuit je côtoie un commerçant qui vend une denrée bien particulière, il est spécialisé en insectes, son étal est composé de bassines remplies de sheets, de sauterelles déshydratées, de cigales séchées, et de gros vers blancs de bambambées. Je goûterai demain!

Rencontre de Wong - Kamphaeng Phet.

Ce soir je vais manger dans le même restaurant qu’hier car je me suis trop régalé la veille. Sur le chemin du retour une gentille commerçante de Singhavat road s’apprête à fermer sa boutique de frusques. Attiré par une chemise à carreaux orange, je me laisse tenter pour quatre euros. The propose à la souriante commerçante d’aller boire un pot et nous partons dans une sorte de piano bar. A l’issue de plus d’une heure de conversation et de deux bières “lao” nous nous séparons jusqu’à demain. Elle s’appelle Wong ! Ce matin j’ai décidé de faire la grasse matinée. Après le petit déjeuner je laisse le vélo à Banthai et me dirige au magasin de Wong, la boutique à frusque d'hier soir. Wong est extraordinaire! Dommage que je dois quitter Sukhothaï pour Kamphaeng Phet. En route! Kamphaeng Phet est située le long de la rivière Ping. La spécialité du coin est la canne à sucre et la banane petit doigt que l’on retrouve dans la preparation locale le Kluay Kaï (labanana à l’œuf ). Kamphaeng Phet signed “muraille de diamant”. Derrière la grande muraille se trouvent des temples monumentaux mais en partie en ruines dont le Wat Phra That construit au beau milieu d’une forêt de résineux où des milliers de cigales émettent un bruit de fond surprenant. Certains thaïlandais à l’aide de filets à petites mailles piègent les cigales pour les mettre à sécher car elles sont destinées à être mangées. A deux kilometers au nord de la ville je vais sur le site de Aranyak dans un parc protégé loin du vacarme de la ville, je ne m'attarderai qu'au Wat Chang Rop au chedî de style Sri Lankais ceint de 68 corps d'éléphants taillés in la pierre. A 13 heures je déjeune près de la gare de bus tout près du musée, les tables et les bancs sont en béton, trois bonzes me tiennent compagnie. Demain je partirai pour Chiang Maï. J’ai beaucoup de temps devant moi cet après midi, also je vais me relaxer une heure dans le jardin public pour y rediger quelques cartes postale puis je retourne à la guesthouse pour me faire une beauté car ce soir je dînerai avec Wong. Nous prenons le temps de mieux nous connaître puis entamons une promenade nocturne le long de la rivière Yom. Il fait très chaud ce soir et nous terminerons au frais dans le jardin de Banthaï guesthouse.

 Chiang Maï.

C’est mon grand départ pour Chiang Maï. Petit à petit je me rapproche du nord. Je dois me débarrasser du vélo et m’en vais le donner au pauvre type que j’avais rencontré here près de l’arrêt des bus. Sac au dos, j’enfourche un tuk-tuk qui me dépose au terminal routier car c’est en bus que je me rends in Chiang Maï. Six heures de route inconfortables et me voici dans le cœur de la ville, je saute dans le premier taxi pour le Novotel situé au nord. Confortable mais bordélique! Chiang Mai est la ville la plus grote de cette province, elle compte 220,000 habitants. A part quelques constructions anarchiques assez récentes, Chiang Maï reste une cité agréable dont on tombe vite sous le charme. Chiang Maï is appelée “la rose du nord”. Ici ce n’est pas encore le trafic et le vacarme de Bangkok, mais ça ne tardera pas à le devenir. Chiang Maï est située dans une région intéressante par sa douceur de vivre, sa cuisine et son environnement propice aux treks. Les gens du coin sont attachants, la ville est jeune et très animée et on ne s’y ennuie pas. La ville n’est pas très étendue, elle est délimitée par quatre canaux qui forment un parfait carré à l’intérieur duquel se trouvent les bâtiments administratifs, les temples, les commerces et les guesthouses. Le center actif de la ville est Tha Phae Gate, il s’y passe toujours quelque chose d’attractif. Le meilleur moyen de transport à Chiang Maï est le vélo car la ville est parfaitement plate. Le Novotel se situe à presque trois kilomètres du center ce qui justifie la location d’un vélo pour tout mon séjour. Cette fin d'après midi je m’emploie à trouver des repères pour aborder dès demain la visite de la ville et des environs dans les meilleures conditions. A Chiang Mai il n’y a pas moins de 350 temples, also je me débarrasse des lacets de mes Van’s pour la journée. Le temple le plus ancien de la ville est le Wat Chang Man avec une façade élégante toute faite de bois sculpté, il renferme le Bouddha de marbre qui aurait plus de 2000 ans. Quant au Wat Phra Sing, c’est bien le plus intéressant, il est équipé d’élégants piliers et d’une charpente de bois ornée d’admirables fresques du XVI ème siècle. Le Wat Chedî Luang possède un Chedî de 85 mètres de haut, c’est lui qui abritait le bouddha d’émeraude qui est actuellement au Wat Phra Kaeo in Bangkok. Ce temple a été détruit partially par un tremblement de terre puis par les canons birmans. De Wat en Wat each date fondu et regagne le Novotel.

Rencontre de Wui - L’artisanat et le marché de nuit.

Ma première soirée à Chiang Maï je vais la passer à Tha Phae Gate tout près du canal où il y a des dizaines de cabarets et de gogo girls bars. Je pénètre dans l’un d’eux, celui qui m’inspire le plus, et passe plus d’une heure autour d’une bibine avec une dénommée Wui. Elle est employée ici comme beaucoup d’autres de ses collègues pour tenir compagnie aux routards solitaires, elle m’explique les pratiques courantes exercées dans son établissement. Quiconque souhaite de la compagnie pour une soirée, pour plusieurs jours ou plusieurs semaines peut négocier la sortie de l’une d’entre elles en s’acquittant de 400 bahts (10 euros). Ensuite, chaque jour il faut lui thunder 500 bahts (10 euros) la loger et la nourrir. Wui est tellement belle et nature que je me laisse tenter pour quelques jours, de plus, elle me propose de m’aider, de me faire connaître la région et de me faciliter dans mes futures démarches. Je ne regretterai pas ma décision. Coût de l’opération pour quatre jours 2400 bahts (60 euros), sans compter les options. Je quince donc le gogo avec Wui, en espérant que le courant passera bien entre nous. Le lendemain matin très tôt je vais louer un deuxième vélo car nous irons ensemble à Bosang. Pas de problem for sortir de la ville car Wui Connaît très bien Chiang Maï et sa region. Bosang est une petite localité située à douze kilometers à l’est de Chiang Maï où sont concentrées toutes les fabriques et les usines de souvenirs vendus sur toute la Thaïlande. C’est la source, là où l’on peut s’approvisionner et s’équiper pour très peu de bahts. On y trouve: soie, teck, osier, argent, papiers de soie, poteries, ombrelles, éventails, pierres taillées, laques ...... 90% de la production artisanale du pays provient de Bosang. Il est passionnant d’observer les artisans à travers les différentes phases de leurs réalisations. Les soieries par examples, depuis l’élevage des vers à soie jusqu’à la peinture sur soie et la confection des vêtements. Le travail de l’argent est un travail très minutieux qui consiste à assembler de minuscules anneaux pour créer des bijoux. La fabrique des ombrelles utilise un procédé qui remonte à deux siècles. Et puis nous allons voir comment est fabriqué le papier de soie dans lequel sont insérées des pétales de roses, les laques noires peinte à l'or fin, la réalisation des baguettes utilisées pour manger et le tressage de l'osier pour réaliser des objets utilitaires . Le soir venu, nous passons à l'auberge pour y prendre l'apéro. Wui I propose d’aller dîner au “Galare Food Center” en face le marché de nuit. The night bazar de Chiang Maï ouvre à 18 hours jusqu’à très tard dans la nuit. Le marché est essentiellement destiné aux touristes. Il se trouve dans Chang Khlan road et on y trouve tout ce que l’on a vu cet après midi. La sortie est agréable car le quartier est très animé, il y a beaucoup de restaurants où se déroulent des spectacles, des danses folkloriques et des combats de boxe. Dans ce marché il n’y a pas de fruits ni de légumes mais des objets de pacotille, de mauvais parfums, de la fausse soie, des contrefaçons de vêtements, des CD, des DVD et des bijoux de moindre valeur. Par ci, par là des dealers tentent de passer des stupéfiants. Au Galare, Wui me conseille un dîner kantoke, c’est un plateau en teck ou bambous chargé de toutes les spécialités culinaires régionales: curry thaï, plats très épicés, charcuterie de Chiang Maï et riz gluant. Après le repas nous nous installons à la terrasse pour assister aux danses interprétées par les tribus montagnardes: la danse du riz, la danse du saber, la danse de la pluie .... (L.a soirée et le repas 7 dollars). Wui est très attachante et m’apprend beaucoup de choses sur les mœurs et la culture traditionnelle de son pays.

Les villages de minorités ethniques.

Demain, j’abandonnerai Wui une grande partie de la journée car j’ai décidé de me rendre à moto vers les sommets et y découvrir les villages où vivent en tribus les minorités ethniques. Pendant mon absence elle se chargera de me faire les démarches pour m’obtenir les visas qui me permettront de rentrer au Laos et au Cambodge. Je me lève tôt pour aller louer une moto, 300 bahts la journée (6 euros). Le moteur gronde et me voila parti direction Fang. Ma première hold sera Chiang Dao Caves. Les grottes sont situées à cinq kilometers de la route principale, pour 50 bahts per me paye un guide avec une lampe à pétrole qui me conduira à la “ville étoile”, au fond de la grotte, pour y voir des Bouddhas et des mini temples cachés derrière des stalagmites géantes. Les galeries se rétrécissent, l'atmosphère est oppressante, un vol de chauves souris m'effraie, la lueur de la lampe vacille et soudain s'éteint, le guide ne trouve plus ses allumettes, il faut donc attendre les prochains touristes ... ... The legendary raconte qu'un chasseur a pénétré dans cette grotte pour y poursuivre une biche et qu'il n'en est jamais ressorti. Tradition oblige, avant de quitter la cave il faut thunder à manger aux poissons sacrés. Le bandana noué sur la tête je pousse ensuite vers Fang sous une chaleur torride et à travers la poussière soulevée par la moto.L'endroit est très vallonné, pour admirer le paysage où coule la rivière Yok je grimpe jusqu'au sommet de la colline et découvre un colossal Bouddha tout peint de blanc qui domine la vallée. Spectacle éblouissant, décor de rêve, les méandres de la rivière rouge pourpre serpentent à l’intérieur d’une immense forêt de cocotiers. Sur les rives de la Yok il y a un chapelet de huttes de bambous amarrées d’où se jettent les enfants couverts de boue, c’est magnifique! Je regagne les rives de la rivière Yok et questionne quelques villageois pour savoir où je peux trouver des femmes Karen connues sous le nom de "femmes girafe". Ce n’est pas très facile d’accéder à ce village, mais avec un peu de persévérance my voici. Le village Karen dans lequel je me retrouve n’a rien de très authentique, mais quelle stupéfaction! Ces femmes sont spectaculaires. Les rares touristes viennent s’aventurer pour les voir comme on va voir des bêtes dans un zoo. Quatre vingt mille karens vivent dans cette région du nord proche du Myanmar et du Laos. Les Karens ne sont installés en Thaïlande que depuis 1950, ils ont fuit la junte birmane. Ce sont en quelque variety des réfugiés politiques. Pour certaines, la coutume des anneaux autour du cou viendrait du fait que ceux-ci protègent contre les griffes du tigre en cas d'attaque. Pour d’autres, ce serait un privilège réservé aux femmes nées un jour de pleine lune. Leur village n'est pas très authentique mais je compte bien en découvrir d'autres lorsque je serai à Mae Hong Son. Les vieilles femmes et les fillettes occupent leurs journées sur des métiers à tisser pour confectionner des écharpes et des bracelets destinés aux touristes égarés . J’utilise le caméscope avec prudence et discrétion car toutes n’admettent pas d’être filmées. En retournant sur Fang je m’arrête aux hot spring, des sources d’eau très chaudes qui jaillissent du sol. Le temps dont je dispose me permet de me rendre dans un autre village de tribu Lahus. Les Lahus sont d’origine sino-tibétaine il y en a encore près de 60 000 en Thaïlande et vivent sur les hauteurs à partir de 1000 mètres d’altitude. Il existe plusieurs Lahus: les lahus Nyis (rouges), les Lahus Nas (noirs), ils cultivent le riz le maïs et l’opium, ce sont d’excellents chasseurs à l’arbalète. Les Lahus sont animistes, ils croient aux esprits et possèdent des sorciers. Les rues du village offrent l’admirable spectacle de la vie locale. Tout ce qui se passe ici est passionnant, j'ai la chance d'assister au repas quotidien, à la vaisselle sur la place publique, à regarder les femmes s'occuper des bébés, à voir les enfants capturer les coqs errants, les attacher par les pattes et les faire s'affronter pour combattre à mort. Je serai bien resté plus longtemps ici mais il faut que je rende la moto at 6:30 pm, la route est longue et Wui m’attend. Ce soir nous nous promenons à vélo tout le long des canaux qui ceinturent la ville et nous nous rendons dans un cyber café car j’ai des messages à envoyer à Yannis et à mes copains qui maîtrisent internet. Tout proche de la cyber boutique nous nous arrêtons à la terrasse d’un restaurant en plein air, Wui commande une salade de papaye sucrée, arrosée de sauce de poisson, de crevettes, de tomates, de crabes et de piments, le tout écrasé au mortier. Quant à moi j’opte pour du laab, viande de porc hachée arrosée de sang, très peu cuite et parsemée de piments. Nous rentrons à l’hôtel pour discuter longuement de notre éphémère rencontre puis organiser notre journée de demain.

 Les orchidées et les serpents.

Samedi 16 mars, une rude journée à vélo nous attend. Nous partons visiter la ferme aux orchidées et la ferme aux serpents. Nous pédalons vers le nord en direction Fang et trois kilomètres après nous tournons à gauche direction Mae Rim où nous gouttons à la specialité locale, la soupe de nouilles. A la sortie de Mae Rim un panneau sur la gauche indique la direction pour Mae Sa Butterflyes and Orchid Farm. Pour un prix dérisoire nous entrons dans la ferme aux orchidées. Avant d’atteindre les serres nous traversons un superbe jardin exotique planté d’arbres, mi-bonsaïs, mi-adultes et nous traversons la verdure pour arriver devant une multitude d’espèces florales accrochées à des supports métalliques au dessus de nos têtes. Les racines à l’air les orchidées offrent leurs superbes coloris qui vont du mauve au jaune-orangé, du rouge moucheté de noir au blue turquoise avec des traînées jaunes presque fluo, c’est absolument superb! Avant de sortir, nous sommes canalisés vers la volière aux papillons exotiques, puis vers les chats siamois. A la boutique à touristes j’achète une broche émaillée représentant une orchidée, un beau bijou destiné à Rattana lorsque je rentrerais à Bangkok, car son anniversaire sera le 2 avril et je ne serais pas sur place pour le lui fêter. Nous profitons de cette pause pour nous désaltérer puis nous nous dirigeons à la ferme aux serpents. L’accès à Mae Sa Snake Farm est cher 250 bahts (5 euros). Avant d’assister au spectacle terrifiant nous observons les différentes races de reptiles qui mordent, étouffent et empoissonnent leurs proies. Le spectacle dure 40 minutes, au péril de sa vie un jeune thaï joue et excite un gros cobra noir et se lance dans une périlleuse demonstration, il attrape la bête par les dents et l'écrase jusqu'à ce quelle attaque, il termine alors by le baiser de la mort. A l’issue du spectacle nous allons nous relaxer à Mae Sa Waterfalls, le débit des cascades n’est pas terrible mais nous sommes dans un endroit très ombragé, ça fait du bien! Pour finir la journée nous nous arrêtons dans les jardins royaux de Suang Lang où se trouve un tribal museum sans grand intérêt. Le soleil commence à passer de l’orange foncé au rouge, nous attendons son coucher pour rejoindre ensuite Chiang Maï et le marché de nuit. Ce soir repas au self, specialities coréennes et japonaises.Demain je passerai ma dernière journée avec Wui car après demain elle regagnera son gogo girls bar et moi Mae Hong Son.

Le temple Doï Suthep et les tribus Méos.

C’est mon dernier jour autour de Chiang Maï et compte tenu que le Temple Wat Doi Suthep est un lieu incontournable je dois lui consacrer une bonne partie de cette journée. Il se trouve à 25 kilometers from the north of Chiang Mai, à mille mètres d'altitude. La montée est très raide, je laisse le vélo près de la grille d'entrée du zoo et prends un songthaew. Quinze minutes après me voici sur un plateau où se trouve un grand parking. J’atteins le temple après avoir gravi près de 300 marches bordées de bas en haut par deux gigantesques dragons bicolores. Pour les paresseux il est possible de prendre un funiculaire. Au sommet, sur l’esplanade la vue panoramique sur Chiang Maï is superb. Le temps de souffler un instant, je rentre au coeur du site où se trouve un chedî géant entièrement couvert d’or, il renferme les cendres de Bouddha. Ce temple est le plus vénéré de la région et contrairement aux autres, celui-ci est occupé par des bonzesses. A quelques kilometers du temple se trouve le village de Doi Puy où vivent des Méos originaires du Sud de la Chine. Peu de gens vont visiter ce village car il n’y a pas toujours des moyens de transport pour s’y rendre. Aussi, je m’associe à un groupe d’étudiantes d’Ayutthaya et nous louons un minibus. Une piste poussiéreuse de huit kilometers nous y mène, c’est vraiment très beau! Les femmes Méos sont reconnaissables à leurs superbes jupes plissées couleur indigo couvertes de jolies broderies. Les Méos Guas Mbas viennent du Laos et cultivent le pavot qui est leur principale source de revenus. Les Méos sont polygames, les vieux fument encore l’opium. Les costumes traditionnels de couleurs vives tranchent sur le décor verdoyant et se marient aux couleurs des fleurs très abondantes. Des femmes assises brodent, d’autres dessinent sur des tissus blancs avec du charbon de bois. Les trois étudiantes ayutthayennes louent une tenue vestimentaire Méo pour une séance photography, j’en profit pour filmer la scene. Le temps passe, Il ne faut pas que je rate le dernier songthaew qui attend devant le temple car je dois retourner récupérer mon vélo au zoo. Le zoo est comme tous les autres, je ne my attarde pas et rentre à l’hôtel pour une trempette et préparer mon départ de demain pour Mae Hong Son.

En route pour Mae Hong Son.

A l’aube, ma copine Wui me quince, ou plutôt, c’est moi qui quince Wui. Il n’y a qu’un bus par semaine pour Mae Hong Son et il emprunte la terrible route infernale aux 1864 virages. 250 kilometers separate Chiang Maï de Mae Hong Son, six heures de trajet dans des conditions insupportables dues à la chaleur et l’inconfort du bus.

The bus est occupé par de nombreux Lissus d’origine sino-tibétaine et des Yaos venus du Sud de la Chine. Les lissus sont insupportables. Dans le bus ça crie, ça vomit, ça mange .... Le bus s’arrête très souvent pour les besoins physiologiques des passagers, arrêts pipi, arrêts caca, arrêts casse croûte, arrêts vomis, arrêts officiels. Le bus est dans un piteux état, les sièges bougent et les tôles aussi, mais les freins sont en bon état. Parfois c’est la great angoisse, on est tous mélangés et entassés, de plus, le chauffeur est particulièrement violent. Je suis le seul blanc, devant moi deux enfants très sages ont peur de moi. Dans l’allée d’autres enfants sont assis sur des sacs de légumes et de noix de coco. Ca sent la bouffe, la transpiration, il fait très très chaud et on ne roule pas vite, l’air n’arrive même pas à me parvenir. Sur les bords de la route des paysans remontent des rizières, ils sont surchargés de fardeaux et avancent à petits pas, ils tentent de faire arrêter le bus qui fait mine de ne pas les voir car il ne peut plus les prendre. C’est l’arrêt officiel dans un petit village où des tréteaux chargés de nourriture sont protégés par des parasols à demi déchirés. Of cuisses de poulets, of fruits, of beignets, s’offrent à moi. Ca sent bon, meilleur que dans le bus! Les enfants m’observent me fixent et n’osent pas bouger. Je suis la curiosité, l’étrange chose. Ces enfants ne sont pas collants ni agressifs, bien au contraire ils sont figés et craintifs. J’essaie de les mettre à l’aise en souriant, je manipule le caméscope, ils sont curieux cherchent à comprendre. Le trajet sera encore long et nous aurons le temps de sympathiser. L’arrêt also est long, et le bus est stationné en plein soleil, il fait 38 ° C. Le bus klaxonne, c’est le moment du départ, tout le monde se rue, les enfants hurlent et pleurent, le moteur gronde et c’est parti! The rest of 90 kilometers à couvrir, encore deux heures et demi de route. Nous traversons des zones aux paysages magnifiques, jungles de cocotiers, de manguiers, de tecks, et des rizières en escaliers.

 Mae Hong Son et ses temples.

Mae Hong Son est maintenant tout proche. Mae Hong Son est un gros village de province à l’écart du monde, enclavé dans un cadre sauvage mais très enchanteur. Le village est construit au fond d’une vallée, il est encerclé de montagnes. Au center du village il y a un véritable joyau, un petit lac argenté dans lequel se reflète le superb Wat Chong Klang. Mae Hong Son is comparable à un petit village Suisse mais à l’orientale. La particularité de Mae Hong Son est que le village est la plaque tournante pour l’opium cultivé dans tout le triangle d’or et près de la frontière du Myanmar. A Mae Hong Son il y a deux rues principales, Khumlumprapas road et Singhana Barung road, c’est ici que se déroule toute l’activité du village et que se trouvent les restaurants, les commerces et les guesthouses. Mais c’est au bord du lac que je trouve à me loger, à “Friend Guesthouse” en face le superb Wat Chong Klang qui a pratiquement les pieds dans l’eau. “Friend guesthouse” is construite en bois, l’accueil y est remarquable, le bâtiment d’à coté est la maison des patrons, ils sont adorables. Ils ont ouvert une laverie et un petit restaurant chaleureux et convivial. Le patron connaît quelques mots de français. Ce soir je ne traînerai pas car je suis harassé par l’éprouvant trajet. Demain je m’organiserai pour entreprendre la découverte de Mae Hong Son et sa superbe region. Aujourd’hui je vais avoir 170 kilometers à couvrir, et loue une moto car ici c’est très vallonné. Matinée religio-culturelle que j’aborde par la visite du Wat Kamtor où est installée actuellement l’armée royale. The pure est pour quelques jours dans une de ses residences secondaires de montagne. Impossible de pénétrer dans le temple, j’enchaîne donc vers le Wat Pha Nom dont le sanctuaire abrite un bouddha de onze mètres de haut. Dans un cercueil gardé par deux effrayants dragons sont conservées les cendres de la famille royale de Mae Ho. Tout à coté du temple s’élève une statue, celle de Phrayasighanat, premier roi de la ville. Le Wat Hua Wieng se trouve dans un cadre très reposant, un Bouddha birman possède encore son carrelage d’origine, il a résisté aux intempéries, il est aujourd’hui protégé par un grillage. Un routard anglais fait du stop au pied de la colline qui domine la ville, il ne veut manifestement pas monter les trois kilomètres qui conduisent au Wat Doi Kong Mu. Je l'embarque sur ma moto et nous grimpons péniblement la rampe raide qui y mène . Le Wat Doi Kong Mu est très vaste, il est tout peint en blanc, depuis la terrasse qui l'entoure je peux jouir de la plus belle vue sur toute la ville et y voir tous les autres temples, le petit lac et même la piste you petit aéroport. Jadis des bandits occupaient et menaçaient ce site, ils furent chassés par leurs ancêtres. Aujourd’hui le Wat Doi Kong Mu est très vénéré, quasiment tous les jours les dévots le contournent plusieur fois en apportant des boutons de fleur de lotus aux pieds de Bouddha.

 Villages de refugiés Chinois, Lissus et Karens.

J’ai beaucoup de kilometers à parcourir pour aller à Maew Aw, un village de réfugiés chinois qui ont fuit l’ancien régime de Mao. Je suis reçu au domicile d’une gentille famille qui se fait un plaisir à me préparer un bon repas. L’intérieur se résume à une pièce unique avec un coin repas où tout s’y passe, une multitude d’ustensiles de cuisine sont pendus au plafond et contre les murs. Le sol est en terre battue et dans le coin qui sert de chambre, un bébé there les poings fermés dans un hamac tendu entre deux poteaux. Assise sur une planche qui repose sur deux grosses pierres une dame chinoise me tend un bol de riz, deux baguettes et une assiette en plastique chargée d'une purée de lentilles entourée d'oignons et de poivrons émincés, j'accompagne ce modeste repas avec un “pepsi” tiède. Le top, c’est le thé qui vient juste d’être cueilli derrière le hangar qui jouxte la maison. J’ai rarement bu un thé avec un tel parfum! Le bébé se réveille, une fillette va le chercher pour me le montrer, il est tout mignon et pas farouche. Elle l’entortille near to ses hanches avec un long tissu et l’emmène promener. Lorsque je mets les pieds hors de cet insolite restaurant tous les enfants du coin alertés par ma présence m’attendent pour m’emmener visiter leur village or ù il n’y a pas grand chose à voir. Je croise un troupeau de buffles guidés par deux petits garçons, ils les emmènent à la rivière au bas du village, je les accompagne et ils en sont très fiers. Alors que les buffles se roulent dans la boue j’aide les enfants à confectionner une balançoire. Je remonte récupérer la moto et après quelques kilomètres je m’engage dans un village de Lissus où je ne suis vraiment pas à l’aise car ceux-ci m’entourent et me baratinent pour tenter de me vendre un peu de “chit”. Je suis obligé d’acheter quelques grammes de marijuana dont je me débarrasserai très rapidement pour ne pas risquer les pires des représailles de la part des autorités. Pour retourner sur Mae Hong Son j’emprunte une route de montagne. A tous les croisements je suis arrêté par l’armée car la pure est en déplacement dans le secteur. Arrive tard à Mae Hong Son, each pass à “Friend House” and phone in a boutique Internet. Ce n’est pas ce qui manque ici. Après la consultation de mes messages, j’en rédige quelque us pour thunder signe de vie puis je dînerai autour du lac. La nuit est magnifique, le Wat Chong Klang illuminé comme un arbre de noël se mire dans le lac. Je rencontre beaucoup de familles Thaïs qui viennent se promener. Elles font le tour du lac en moins d’une demi-heure. Cette nuit est tellement belle que j’en fais deux fois le tour. Le coin est paisible et propice à la meditation. L’architecture du temple est de style birman, le monastère est tout en bois recouvert de fresques métalliques, la grande salle des prières est construite sur pilotis et renferme des statues impressionnantes car elles expriment la douleur et le mystère. A coté du temple se dresse une statue de Bouddha en béton brut et des chedîs couverts d‘or. Avec tous les renseignements que je possède pour me rendre au village de Ban Naï Soï m’y voici sans difficultés. J’arrive alors pour partager des moments inoubliables avec des Karens. Ici c’est authentique et les touristes sont rare. Pour l’instant le seul intrus du village c’est moi. Je suis en train de vivre des heures surrealistes avec des villageois très actifs. Le village s’étale sur un kilomètre, il y a une grande rue principale en terre battue bordée de maisonnettes en bois, en bambous et en chaumes. Les hommes travaillent dur, ils transportent de lourds fardeaux de chaume et de bambous géants pour construire d’autres maisons. Il y a un va et vient incessant de femmes girafe qui vont puiser l’eau à deux kilometers à la ronde, elles sont suivies de leurs enfants dont les fillettes au long cou. Tous les enfants font leur toilette sur la place publique devant un bidon de deux cents liters d’eau. Les fillettes lustrent leurs anneaux à l’aide de «Miror». Dès l’âge de cinq ans les filles portent ces horribles cercles de bronze et l’on ressent bien qu’elles ont des difficultés à accomplir les gestes de la vie courante surtout lorsqu’elles cueillent les mangues ou qu’elles labor ou tissent. Porter ces anneaux est un titre honorifique, mais si toutefois la femme devient infidèle on lui ôte les anneaux, ainsi elle ne peut vivre que couchée. Tous les villageois ont le sourire et ma présence ne les dérange pas, chacun m’offre à boire et à manger. Une fillette confectionne des tuiles avec des végétaux pour couvrir sa maison, d’autres enfants jouent avec des jouets confectionnés par eux même, les tout petits font la sieste recouverts de toiles de tulle afin d’être protégés des abeilles. Tout en haut du village sur la butte se trouve une chapelle chrétienne construite en bambous, sur l'écriteau est indiqué “Saint joseph christian church”, à l'intérieur, au dessus de l'autel est pendu le portrait de la vierge dessiné à la main sur un tissu et sur l'autel sont disposés deux vases et deux bougies. Il n’y a que trois bancs dans la chapelle mais c’est bien suffisant. Je me fais un réel plaisir à filmer les enfants qui ne me quittent plus, ils veulent se voir dans l’écran du caméscope, ils sont une vingtaine ravis et me suivent de partout. L’école publique est en plein air, sur la place il y a un grand tableau noir et en face quatre rangées de bancs où les enfants et les adultes assistent aux cours. Dommage qu’il n’y a pas de possibilité d’hébergement dans ce village, j’aurai tant aimé passer une nuit ici et y rester une journée de plus. Je regagne la moto, escorté par les bambins et les adultes, et j’ai un petit pincement au cœur au moment où je démare. Ces belles images de Ban Naï Soï resteront longtemps gravées en moi. J’arrive tard à Mae Hong Son mais j’ai le temps de remonter au Wat Doi Klong Mu pour jouir une dernière fois du panorama sublime sur la ville toute illuminée.